jeudi 9 avril 2015

Crise de l'eau

Un article que je viens de lire sur une revue espagnole : la crise de l'eau.

Si j'ai bien tout compris, le forum économique mondial 2015 et les experts concernés font apparaître la crise de l'eau, d'ici une décennie, comme le risque majeur numéro 1 pour la planète.

Comme autres risques majeurs, et parallèlement aux conflits entre états, viennent ensuite la propagation rapide et massive des maladies infectieuses (risque n°2), les armes de destruction massive (risque n°3) et la non adaptation au changement climatique à venir (risque n°5). Quel est le risque n°4 ? No se...
Le problème de l'eau fait partie des quatre risques les plus probables et dévastateurs pour l'humanité dans les années à venir.
Si la décennie précédente fut surtout dominée par les préoccupations financières et macro-économiques, désormais le problème de l'eau et de sa raréfaction à l'état potable, ainsi que le changement climatique sont appellés à prendre de plus en plus d'importance dans les années à venir.

C'est en effet un fait peu connu dans nos pays "développés", que l'eau courante et potable devient une chose de plus en plus rare sur le reste de la planète. La faute en revient-elle à la généralisation d'une agriculture intensive et polluante dont les sols et les nappes phréatiques sont les premières victimes ? Les secondes victimes sont les populations immigrées exploitées pour les besoins de la productivité. Les troisièmes ne sont autres que les consommateurs eux-mêmes et leur santé.

Dans la région d'Ameria par exemple, la "mer de plastique" (des serres à perte de vue) qui permet d'inonder nos marchés de fruits et légumes peu chers mais de priètre qualité constitue une catastrophe écologique car elle s'appuie sur l'utilisation intensive de la nappe phréatique existante mais qui s'épuise rapidement désormais. La mer de plastique n'a donc plus beaucoup d'avenir à long terme.
La mer de plastique dans la région d'Almeria : une catastrophe écologique et sociale
"L'exploitation de la tomate c’est environ 110 000 ouvriers agricoles dont 80 à 95 000 étrangers (marocains 50%, subsahariens, latinos et roumains). Parmi eux 20 à 40 000 sont illégaux. Ils vivent dans des HLM ou des cabanes (cortijos) au milieu des serres, des matériels et des produits chimiques. Le salaire officiel est de 44,40€/jour. Pour ces illégaux c’est 32 à 37 €/jour non déclarés. (...) Dans un kilo de tomate on trouvera : un goût insipide ; l’exploitation féroce des immigrés ; celle des chauffeurs routiers venus de l’Est ; la pollution produite par les camions..."
Suite de cet article très intéressant sur le blog :
http://www.leblogadupdup.org/2010/03/17/et-pour-quelques-tomates-de-plus/
Ou encore l'article suivant a propos de la fraise d'Espagne provenant du parc naturel de Donana, sur la côte ouest de l'Andalousie cette fois, a 65 km de Seville :
http://www.sante-nutrition.org/fraises-despagne-on-arrete-le-massacre/ 

Bref, si on en a les moyens, et je fais un peu de chauvinisme pour une fois, il vaut mieux privilégier les fruits et légumes des producteurs de nos régions, même non bio, plutôt que d'acheter fraises et pêches espagnoles à 1,5 € le kilo.

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